Parfois un mot suffit.
Un mot juste, un mot fragile, un mot qui résonne plus longtemps que celui qui l’a prononcé.
Ces haïkus parlent des mots, de leur musique et des liens invisibles qu’ils tissent entre les êtres.
L’écho du silence,
porte une âme dans son souffle —
retour de lumière.
Un mot suspendu,
plus vivant que cent discours —
il cherche un rivage.
Le papier attend,
une hésitation fertile —
naissance d’un monde.
Mille voix passent,
une seule trouve refuge —
dans le cœur ouvert.
Je tends quelques mots,
comme on pose une lanterne —
au bord d’un chemin.
Sous l’encre qui sèche,
quelqu’un respire en silence —
et je ne le vois pas.
Une voix répond,
au détour d’une pensée —
le chant continue.