Tout passe.
Les saisons, les visages, les certitudes, les douleurs et les joies.
Ces haïkus parlent du temps qui emporte, du temps qui révèle, et de la beauté fragile de ce qui ne reste jamais tout à fait.
Le vent se lève,
tout lâché dans l’instant —
le Kaïros s’ouvre.
Le souffle suspendu,
entre l’instant et l’infini —
l’éthernité danse.
La feuille hésite,
entre la branche et le sol —
dernier été.
Le jour se retire,
mais sa lumière demeure —
sur les pierres chaudes.
Une pluie d’automne,
efface les pas du matin —
le chemin reste.
Le sable s’enfuit,
et pourtant la mer demeure —
mémoire du temps.
Sous les vieux nuages,
un enfant regarde encore —
le monde commence.