Intro (shamisen, bruit de sabots, ambiance traditionnelle dramatique)
Â
(Voix douce, presque chuchotée)
Elle sâest cachĂ©e, lĂ oĂč personne nâoseâŠ
DerriĂšre la porte, derriĂšre la peau,
Plus un regard, plus un mot.
Â
Couplet 1 (rap mélancolique)
Jâme vois plus, mĂȘme en face du miroir,
Chaque reflet est un coup, chaque regard une poire.
Je me serre, je me pĂšse, je mâĂ©teins en silence,
Comme la lune dans la grotte, jâfais la guerre Ă ma prĂ©sence.
Â
Pré-refrain (voix montante, tension électrique)
Ils crient dehors, ârevieeennns !â
Mais jâai peur que ce soit pour mieux mâjuger encore.
Jâme suis enterrĂ©e moi-mĂȘme,
Et jâai clouĂ© la porte en or.
Â
Refrain (chant intense, explosion)
RamĂšne la lumiĂšre !
MĂȘme si jâbrĂ»le quand elle me touche !
Jâai trop peur de moi-mĂȘme,
Mais jâveux sortir, mĂȘme Ă genoux !
Jâsuis pas quâun poids, jâsuis pas quâune faute â
RamĂšne-moi, ou jâme sauve !
Â
Pont (instrumental shamisen + disto électrique)
(cris lointains, voix superposées, écho)
« Amaterasu ! Sors de lĂ ! Le monde tâattend⊠»
Â
Couplet 2 (voix plus affirmée)
Jâcroyais quâle vide câĂ©tait mieux que lâhumain,
Jâme suis serrĂ© lâestomac, jâme suis noyĂ© dâmes mains.
Mais la douleur, elle ment pas,
Elle dit âtâes vivantâ, mĂȘme quand tu pleures dans le noir.
Â
Refrain final (plus fort, chant hurlé + shamisen frénétique)
RamĂšne la lumiĂšre !
MĂȘme si jâbrĂ»le quand elle me touche !
Jâai trop peur de moi-mĂȘme,
Mais jâveux sortir, mĂȘme Ă genoux !
Jâsuis pas quâun poids, jâsuis pas quâune faute â
RamĂšne-moi, ou jâme sauve !
âŠjâme sauve.





đ Le making of de La LĂ©gende dâAmaterasu
Il Ă©tait une fois, au cĆur du Japon ancien, une dĂ©esse qui illuminait le monde : Amaterasu, la dĂ©esse du Soleil.
Sa lumiĂšre faisait pousser les rĂ©coltes, guidait les hommes et rĂ©chauffait la terre. Mais un jour, aprĂšs une querelle avec son frĂšre tempĂ©tueux Susanoo, elle sâenferma dans une caverne. Alors le monde plongea dans les tĂ©nĂšbres.
Les dieux, affolĂ©s, essayĂšrent tout : priĂšres, offrandes, chants. Rien ne marchait. JusquâĂ ce quâune dĂ©esse danse de façon si drĂŽle, si provocante, que les dieux Ă©clatĂšrent de rire. IntriguĂ©e par ce vacarme, Amaterasu entrouvrit la porte de la grotte.
Alors, ils lui tendirent un miroir. En découvrant son propre éclat, elle fut fascinée⊠et sortit enfin. Le Soleil revint. La lumiÚre renaquit.
⚠Pourquoi je raconte ça ? Parce que je kiffe les mythes.
Ils sont plus quâun vieux folklore : ce sont des clĂ©s pour comprendre nos forces, nos failles, nos colĂšres, nos Ă©clats. Amaterasu qui sort de sa grotte, câest nous quand on sort dâune dĂ©pression, quand on ose briller Ă nouveau aprĂšs lâombre.
Jâai envie de dĂ©mocratiser les mythes et lĂ©gendes, de les raconter comme des histoires vivantes, accessibles, quâon peut encore entendre autour dâun feu ou en scrollant sur Insta.
Pas comme des trucs poussiéreux dans un manuel, mais comme des récits qui brûlent encore.
Et puis, jâĂ©cris aussi mes propres contes. InspirĂ©s, rĂ©inventĂ©s, hybrides. Parce quâĂ force de lire ces lĂ©gendes, jâai envie de continuer la chaĂźne.
đ Bref, je kiffe les mythologies.
Et si Ă travers mes mots, quelquâun dĂ©couvre Amaterasu, Odin, Anansi ou une dryade pour la premiĂšre fois⊠alors la lĂ©gende continue de vivre.