J’en ai eu marre de commenter le vide.
Marre de compter les manques, de décortiquer la fadeur.
Alors j’ai fermé la porte du bruit et j’ai ouvert celle de la vie.
Ce que je veux maintenant, c’est une effervescence.
Pas une agitation vaine, non — une effervescence consciente.
Des rires, des pensées, des mélanges improbables, des idées qui pétillent comme du champagne du cerveau.
Des gens qui créent au lieu de s’user.
Des “tiens, regarde ça !”, des “et si on essayait ?”,
des “c’est beau, non ?” lancés entre deux respirations vraies.
On n’a pas besoin d’être d’accord,
juste vivants —
et assez sincères pour s’émerveiller ensemble.
Parce qu’au fond, le monde ne changera pas à force d’être critiqué,
mais à force d’être allumé.
Extension du fragment – De la bulle au courant
Au début, c’était une effervescence de Doliprane.
Des bulles qui cognent, des têtes qui bourdonnent, des voix qui s’entrechoquent.
Trop de bruit, trop d’ego, trop de “je sais”.
Le cerveau comme une pastille dans un verre trop plein.
Et puis, quelque chose a basculé.
Les bulles ont cessé de se battre pour remonter.
Elles ont commencé à danser ensemble,
à devenir un courant, une respiration partagée.
L’effervescence s’est muée en océan.
Un lieu d’osmose et de rire, de lumière et de silence mêlés.
Là, tout concorde.
Tout vit.
Tout s’accorde.