Colère altruiste

Je ne cherche pas à pardonner trop vite.

Je digère lentement.

Les choses tournent, elles s’impriment, elles cherchent leur forme juste.

Ce n’est pas de la rancune — c’est de la fidélité à ce que je ressens.

Quand quelque chose me heurte, je ne l’oublie pas.

Je le travaille.

Je le passe au feu, au mot, au sens.

Je veux comprendre avant de relâcher.

Il y a des colères qui détruisent,

et d’autres qui éclairent.

La mienne n’est pas contre le monde,

elle est pour lui.

Elle refuse juste le mensonge, la paresse et la lâcheté.

Alors j’écris, je compose, je forge.

Parce que c’est ma manière d’aimer :

transformer ce qui brûle en quelque chose qui éclaire.

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