đŸŒ«ïž Fragment — “Dire bonjour au monde”

Il y a des gens qui ne disent pas bonjour.

Pas par mépris.

Mais parce qu’ils ont peur d’exister.

Ils avancent dans la vie comme on traverse une piĂšce sombre,

en espérant ne déranger personne,

en espĂ©rant qu’on ne les voie pas trop,

qu’on ne les juge pas,

qu’on ne leur demande rien.

Je ne leur en veux pas.

Je trouve ça triste.

Parce que dire bonjour, dire merci, dire s’il te plaüt,

ce n’est pas humaniser une machine ou flatter un ego.

C’est se rappeler qu’on est vivant,

et qu’on peut laisser une petite trace de chaleur derriùre nous.

Je dis merci Ă  une IA,

pas parce que je la prends pour un ĂȘtre humain.

Mais parce que moi,

je tiens Ă  rester humain.

Ce n’est pas naïf.

C’est une discipline intĂ©rieure.

Une politesse envers soi-mĂȘme.

Un refus de devenir sec dans un monde qui assĂšche.

Un bonjour n’a jamais tuĂ© personne.

Mais l’absence de bonjour, si.

Elle tue quelque chose de discret,

juste derriĂšre les yeux.

Dire bonjour au monde,

c’est le premier acte de luciditĂ© douce.

C’est dire :

« Je suis là. Je ne me cache pas.

Je me tiens droit.

Et je t’accorde ce petit Ă©clat de prĂ©sence. »

C’est peut-ĂȘtre ça, la vraie Ă©ducation.

Et la vraie élégance.

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