Paroles
Couplet 1
Quand les hommes effacent leurs traces,
lui suit les pas que le temps délasse.
Quand les voix parlent trop pressées,
il écoute ce qui n’est pas crié.
Il marche lent quand tout s’emballe,
laisse le bruit glisser en rafale.
Quand le monde tranche et sépare,
lui relie sans lever d’étendard.
Pré-refrain
Il n’a ni camp ni bannière,
ni vérité à vendre aux enchères.
Il garde mémoire des détours,
pour ceux qui courent sans demi-tour.
Refrain
Chante, barde, tant que la nuit dure,
contre l’oubli, contre l’usure.
Quand le monde crie sans détour,
lui prend le temps
et joue des tours.
Couplet 2
Quand les mots deviennent des armes,
il les polit jusqu’au calme.
Chaque phrase pèse plus qu’une lame,
chaque silence protège une flamme.
Il raconte sans condamner,
il montre sans jamais forcer.
Dans la braise il garde un feu,
qui éclaire sans brûler les yeux.
Pré-refrain 2
Il observe avant de dire,
laisse le réel se traduire.
Là où d’autres veulent convaincre,
lui se contente de peindre.
Refrain
Chante, barde, tant que la nuit dure,
contre l’oubli, contre l’usure.
Quand le monde court sans détour,
lui prend le temps
et joue des tours.
Pont
Quand tout s’efface, il se souvient.
Quand tout s’accélère, il retient.
Ni juge, ni roi, ni prophète,
juste une voix
qui reste honnête.
Dernier refrain
Chante, barde, au bord du feu,
pour ceux qui cherchent encore un lieu.
Quand la langue devient blessure,
il en fait
une ouverture.
Outro
Et tant que la forêt respire,
le barde veille,
et le monde inspire.
Making-of
Ce morceau est né d’un besoin simple : rappeler l’importance du barde — du conteur, du veilleur. Celui qui relate avec recul, qui laisse la réalité se déposer avant de parler, au lieu de commenter à chaud. Pas pour “ne pas prendre parti”, mais pour ne pas trahir le réel en le réduisant à une réaction. Dans une époque où tout s’accélère, j’avais envie d’une voix qui ralentit, qui relie, et qui garde la mémoire.
Et jsuis un gros fan de blind gardian