Rebondance

 (n.f.)

Définition poétique

L’art de renaître après la chute.

La rebondance, c’est ce moment où, ayant touché le fond, on trouve la force de transformer la cicatrice en graine, la douleur en moteur, la chute en forge.

Ce n’est pas le déni de la chute, mais son usage : un tremplin invisible, forgé dans le silence et l’épuisement.


Définition courte

Renaissance née du fond touché.


Étymologie

Du préfixe re- (à nouveau) et de bondance, issu à la fois de bondir (s’élancer après impact) et d’abondance (richesse, profusion).

Le mot évoque donc une abondance née du rebond, une fécondité inattendue qui surgit du choc.

La rebondance n’est pas le retour à l’identique, mais une recréation : la chute devient source.


Haïku

Sous la cendre froide,

un germe luit, têtu, vivant —

c’est la rebondance.


Exemple en contexte

« De sa faillite, elle a fait une œuvre. C’était sa rebondance : la douleur transformée en création. »


🥖 Remarque rabelaisienne

L’homme tombe comme il vit : la bouche ouverte.

Et s’il rebondit, c’est parce qu’il a gardé un peu d’appétit au fond du gouffre.

Car la vie, même cabossée, reste une grande table : on s’y relève pour resservir.

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