(n.f.)
Définition poétique:
Terme désignant un état politique ou social gangrené par la corruption et le parasitisme.
C’est un royaume où les puissants se repaissent du corps du peuple, où les institutions suintent la trahison, où les parasites prospèrent en cravate pendant que les vivants se vident.
La Pourritie n’est pas un pays, c’est une infection : une symbiose monstrueuse entre la misère et ceux qui s’en nourrissent.
Un monde où la putréfaction devient système.
Définition courte
État corrompu, dominé par des parasites institutionnalisés.
Étymologie
pourri + -tie (suffixe poétique évoquant “tyrannie” ou “oligarchie”).
Hygiène du mot
À employer quand la corruption n’est plus une exception mais une structure.
Ne pas confondre avec la simple déchéance morale : la Pourritie est un système vivant de prédation, où les rôles de bourreaux et de victimes s’enchaînent dans une mécanique organique.
On peut l’évoquer pour la politique, la finance, la culture, ou même les relations humaines, dès lors qu’une partie se nourrit de la vitalité de l’autre.
Exemple
« Dans cette Pourritie, on ne gouverne pas, on ponctionne. »
Haïku
Dent dans la veine,
la Pourritie se repaît —
nos os blanchissent.