Maturécence

(n.f.)

Définition poétique :

Moment où l’on sent que l’on grandit intérieurement au contact d’une expérience,

sans forcément tout comprendre,

mais avec la certitude que quelque chose se transforme en soi.

Une forme d’évolution douce, discrète et sensible —

comme une fleur qui s’ouvre sans bruit à la lumière.


Définition courte :

Croissance intérieure subtile et silencieuse.


Étymologie :

Du latin maturus (« mûr ») et du suffixe français -escence (du latin -escentia, “processus de devenir”).

→ littéralement : le processus de mûrissement.


Synonymes :

épanouissement, évolution, affinement, intériorisation, croissance douce.


Mise en contexte :

“Ce n’est pas un tournant brutal, ni une révélation : juste une maturécence.

Quelque chose en elle s’était apaisé, sans qu’elle sache dire quand ni comment.”


Remarque rabelaisienne :

La maturécence, c’est le contraire de la précipitation :

on ne s’y force pas à grandir, on y fermente lentement,

comme un bon vin dans un tonneau patient.

Qui veut mûrir trop vite finit aigre.


Haïku :

Rien ne s’impose,

la sève monte en silence —

douce maturécence.

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