(n.m.)
Définition poétique :
C’est la peur qui s’habille de certitude.
Le besoin de classer pour se rassurer,
de se sentir quelqu’un en faisant de l’autre un objet.
Le racisme est la négation de la rencontre —
le refus de voir un visage, remplacé par une étiquette.
Définition complète :
Croyance ou attitude qui réduit un individu à son appartenance supposée à un groupe, en établissant une hiérarchie explicite (supérieurs/inférieurs) ou implicite (valeurs, culture, comportements).
Historiquement, le racisme reposait sur l’idée biologique de races humaines inégales.
Aujourd’hui, le terme s’est élargi pour désigner toute forme d’amalgame ou de traitement injuste envers un groupe identifié par sa couleur de peau, son origine ou sa culture.
L’accusation de racisme porte aussi une intensité variable selon l’histoire des peuples concernés : elle est d’autant plus lourde que ce groupe a été marqué par des oppressions ou des traumatismes collectifs.
Définition courte :
Réduction d’un être à son appartenance supposée, niant son humanité singulière.
Étymologie :
Du mot race (ancien français, issu de razza, it. : lignée) + suffixe -isme (doctrine, système de pensée).
Haïku :
Sous la même peau,
le sang parle une seule langue —
celle du vivant.
version rabelaisienne
s.m. :
C’est la gale de l’esprit, la pustule du jugement.
Maladie transfrontalière : nul peuple n’en est vacciné, car chacun aime se croire le centre de la carte.
Le raciste, c’est celui qui confond le miroir avec le monde et sa peau avec la vérité.
Il se dresse, bedonnant d’orgueil, sur le fumier de son ignorance et crie : « Me voici, sommet de l’espèce ! »
Remède : lire, rire, et partager le vin sans demander d’où vient la vigne.