(n.m. / adj. poétique)
Définition poétique :
Lieu silencieux au cœur de soi où l’on n’invite pas le monde, sauf un être choisi.
L’intime n’est pas seulement intérieur, il est relationnel : il naît de la confiance, du dévoilement sans masque, de l’accord profond qui ne cherche pas à être vu.
C’est une chambre obscure qui s’éclaire à la présence de l’autre.
Définition courte :
Part de soi que l’on ne partage qu’avec l’élu du cœur.
Étymologie :
Du latin intimus = « le plus profond, le plus intérieur ».
Haïku :
Clé sous ma poitrine,
tu entres sans bruit, lumière —
intime dévoilé.
🦉 Remarque rabelaisienne :
L’intime, foi de Panurge, n’est point c’que l’on cache, mais c’que l’on ose montrer sans feindre.
C’est la taverne secrète du cœur, où deux âmes se versent le vin de leur vérité, sans masque ni mesure.
L’un y boit la confiance, l’autre la donne — et si le breuvage est trop fort, tant mieux ! car c’est signe qu’il vient du fond.