Esclavage, technologie et capital
Cet article propose une lecture historique et économique de l’esclavage, en dehors de toute morale immédiate. Il montre comment la contrainte des corps a longtemps été une réponse aux limites techniques, avant d’être progressivement remplacée par la machine, le salariat et le capital. De l’Antiquité aux révolutions industrielles, l’esclavage apparaît comme une variable économique liée aux besoins productifs, puis comme une forme de domination rendue obsolète par l’innovation. La conclusion ouvre sur une idée centrale : la domination ne disparaît jamais, elle change simplement de forme.
Racisme : de la figure du barbare à l’arme morale
Essai sur le racisme comme mécanisme ancien de domination et de disqualification. De la figure du barbare au glissement contemporain du mot racisme en arme morale, le texte analyse les ruptures du dialogue et les dérives de la politique moralisée. Une réflexion historique et humaniste sur les mots, le pouvoir et l’empathie.
« L’homme se prend dans la toile qu’il a lui-même tissée » — comprendre le cadre pour redevenir libre
Nous avons toujours tissé des récits pour rendre le monde habitable : mythes, cadres, modèles, métaphores. Le problème n’est pas de fabriquer ces toiles — c’est d’oublier qu’elles sont des constructions.
À chaque époque, l’humain croit avoir enfin atteint la lucidité, alors qu’il ne fait souvent que changer de cadre dominant.
De l’âge des mythes à la jonction cartésienne entre théologie et raison, de la spécialisation moderne aux métaphores du cerveau-machine, des experts prisonniers de leurs modèles aux dérives du fact-checking institutionnalisé, le même mécanisme se répète : le cadre devient invisible, puis normatif.
L’IA n’invente rien de fondamental. Elle révèle un rapport ancien aux outils, à la peur, à la décharge cognitive et à la transmission. Le véritable gouffre n’est pas technologique, mais éducatif et noétique.
S’inspirant de Spinoza, cet article propose une sortie non réactionnaire : ne pas détruire les cadres, mais apprendre à les voir. Car comprendre la toile que nous tissons — individuellement et collectivement — est une condition essentielle pour augmenter notre puissance d’agir et redevenir réellement libres.
Réapprendre l’épistémologie — Racine vivante de la philosophie et hygiène de la pensée
Et si le problème n’était pas le manque de rigueur, mais l’oubli de ses fondations ?
Cet essai propose de réapprendre l’épistémologie comme une hygiène de la pensée vivante : maturité, réflexence, révérence, considérance et lecture des effets réels des idées. Une méthode pour penser sans slogans, sans soumission, et sans arrogance.
Ce n’est pas le chaos qui fait s’effondrer les sociétés, mais l’obsession du contrôle
Nous vivons sous des règles qui prétendent organiser le monde, mais qui ne permettent plus d’agir.
Cet essai explore la culture de la fausse règle : celles qu’on enseigne, celles qu’on tait, et celles que certains utilisent réellement.
De Spinoza à Nietzsche, du déterminisme subi à la création de valeurs, il s’agit de comprendre comment reprendre une vraie marge de manœuvre dans un jeu faussé — sans nihilisme, sans posture, sans illusion.
Quand la rébellion remplace la reconnaissance
Quand la reconnaissance manque, la rébellion devient une identité de substitution.
Cet essai explore comment certaines formes de révolte — politiques, culturelles ou esthétiques — ne construisent plus un projet, mais tentent de combler un vide intérieur. Une lecture psychologique et humaine de la rébellion contemporaine, au-delà des camps et des slogans.