Rap hardcore / Nu-metal · Midtempo martial
Écouter Retour de flamme
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Ouvrir la chanson sur Suno ↗Le retour de flamme
J’avais peur qu’on pète un câble, que les autres allaient péter un câble, mais c’est moi qui pète un câble.
La chanson est partie de là, avec les images des émeutes et cette colère qui monte. Le glas arrive avant les guitares. Puis les sirènes, les vitrines, les discours et les dégâts se répondent. La voix finit par prendre une armure : croisade, Inquisition, tribunal intérieur.
Pour le son, j’ai choisi un rap hardcore qui tire vers le nu-metal : des guitares très graves au premier plan, des tambours martiaux, des cloches, de l’orgue et des chœurs massifs. Au-dessus, une voix haute et légère découpe les phrases, retient sa rage, puis passe aux cris. La pulsation monte au fil du morceau.
La pochette a suivi le mouvement du texte. Nous sommes partis d’une cloche fendue, puis avons fait entrer le guerrier dans une rue actuelle. Il avance avec son épée ; derrière lui se dessinent les rangs d’une légion. Le clocher et un petit étendard brûlent. En face, les silhouettes cagoulées et les barricades occupent la rue.
Paroles
INTRO — tambours martiaux lents, cloches lointaines, guitare grave
On vous a tout donné.
Même le bénéfice du doute.
On a appelé ça la paix.
C’était notre peur qu’on maquillait.
Et maintenant ?
Écoutez le glas.
COUPLET 1 — flow lourd, rage contenue
La ville recrache sa suie, les sirènes déchirent la nuit,
Les vitrines font des vitraux sous les gyrophares qui luisent.
Les commerces en cendres, les pavés sous les semelles,
Pendant que les beaux parleurs nous promettent des merveilles.
L’État a failli !
La gauche a trahi !
Les politiques nous ont pourris !
Maintenant, c’est tout un pays qui en paye le prix !
Notre bienveillance a créé votre délinquance,
On a confondu la paix et l’absence de conséquences.
Ce qui était gratuit vous a pas suffi,
Bande d’ingrats, vous avez piétiné l’abri !
On récolte aujourd’hui ce qu’on a laissé germer,
Des années à tout excuser, à ne jamais rien réparer.
Vous nous avez mis dos au mur,
Et vous voudriez encore qu’on murmure !
PRÉ-REFRAIN — accélération, voix saturée
Tu travailles pour la Palestine,
Mais pas l’estime ! Pas l’estime !
Tu veux nous enculer ?
Mais nous, on baissera pas l’échine !
Pendant qu’Hamza nous jette dans la Seine,
On m’explique qu’il n’y a toujours pas de peine.
Et pendant ce temps-là, ma belle France, elle saigne,
Dans les rues, il n’y a plus rien qui tienne !
REFRAIN — guitares massives, chœurs graves
RETOUR DE FLAMME !
C’est pas le toit d’une mairie qui crame !
C’EST MA CIVILISATION QUI CRAME !
Le bitume fume !
Les discours nous enfument !
Les cloches résonnent dans le noir,
Les rues récitent leurs cauchemars !
On va rebrandir l’étendard,
AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD !
COUPLET 2 — orgue, tambours martiaux, montée religieuse
J’ai la croisade au bout du bras,
L’Inquisition dans la tête,
Le tribunal dans mon cœur,
Et la tempête dans les veines !
Je suis mon Christ, mon sauveur,
Je porte mes fautes et mes peurs.
Car vous avez brûlé ma chapelle,
Et s’abattra sur vous la colère du ciel !
Bouclier levé dans les phares,
Épée scintillante dans le noir,
C’est l’amour qui nourrit ma colère,
Et le tonnerre répond aux prières !
Infidèles à leurs promesses !
Traîtres à leurs propres lois !
Ils ont fait de notre faiblesse
Une vertu, puis un choix !
PONT — ralentissement, orgue et chœurs liturgiques
Pitié…
Piété…
Sous les cloches, on prêche le pardon,
Derrière les grilles, un homme compte les dégâts.
Des mots, des cierges, des bénédictions…
Mais qui viendra rebâtir tout ça ?
BREAKDOWN — guitare très grave, voix criée
NOTRE BIENVEILLANCE !
VOTRE DÉLINQUANCE !
NOTRE SILENCE !
VOTRE ARROGANCE !
La loi n’est pas une prière !
La justice n’est pas une chimère !
Vos excuses tombent en poussière,
Les tambours font trembler la terre !
PRÉ-REFRAIN FINAL — batterie accélérée, chœurs en réponse
Tu travailles pour la Palestine,
Mais pas l’estime ! Pas l’estime !
Tu veux nous enculer ?
Mais nous, on baissera pas l’échine !
Pendant qu’Hamza nous jette dans la Seine,
On m’explique qu’il n’y a toujours pas de peine.
Et pendant ce temps-là, ma belle France, elle saigne,
Dans les rues, il n’y a plus rien qui tienne !
REFRAIN FINAL — chœurs monumentaux, tambours, guitares saturées
RETOUR DE FLAMME !
C’est pas le toit d’une mairie qui crame !
C’EST MA CIVILISATION QUI CRAME !
Le bitume fume !
Les discours nous enfument !
Les cloches résonnent dans le noir,
Les rues récitent leurs cauchemars !
On va rebrandir l’étendard,
AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD !
SILENCE — puis chœurs et guitares à l’unisson
RECONQUÊTE !
Paroles : ChamyChamo / Le Chant des Mots. Mise en musique avec Suno.