Certaines vérités se disent avec douceur.
D’autres préfèrent un sourire en coin.
Ces haïkus observent les certitudes, les postures et les contradictions qui accompagnent souvent les idées humaines.
Cœur lourd de dettes,
la main se tend sans repos —
sympacratie.
Le sable s’écoule,
mais la pierre reste close —
dogmachronie.
Cris dans l’hémicycle,
chacun prêche pour soi-même —
l’arparos règne.
Billets qui s’envolent,
banquet sous la République —
la honte se tait bien.
Je tends ma main douce,
mais tu restes à genoux —
ai-je vraiment aidé ?
Dent dans la veine,
la Pourritie se repaît —
nos os blanchissent.
Le vernis s’écaille,
sous l’éclat rien ne demeure —
masque sans visage.
Le réel s’efface —
un film prend sa place en moi,
sans que je le voie.