Définition poétique :
L’instant où l’imaginaire ne se contente plus d’accompagner le réel, mais le devance, le déforme ou l’intensifie, au point que le corps y réagit comme s’il s’agissait d’une scène vécue. Une projection intérieure si vive qu’elle déborde sur le monde tangible.
Définition courte :
Emballement imaginaire qui prend le pas sur le réel.
Étymologie :
Référence à The Secret Life of Walter Mitty, film dans lequel le personnage s’évade constamment dans des scénarios imaginaires spectaculaires.
Famille :
États de l’imaginaire (aux côtés d’Éthérève).
Hygiène du mot :
L’Effet Mitty ne désigne pas une simple rêverie. Il apparaît lorsque l’imaginaire devient envahissant, que le corps réagit réellement à une scène intérieure, et que l’esprit prend de l’avance sur le réel. À distinguer de l’Éthérève, qui relève d’un état fluide et harmonieux entre rêve et réalité.
Exemple en contexte :
« J’étais encore dans la pièce… mais déjà en train de refaire la scène dans ma tête. Effet Mitty. »
Haïku :
Le réel s’efface —
un film prend sa place en moi,
sans que je le voie.
Remarque rabelaisienne :
« L’effet Mitty, c’est quand tu gagnes l’argument dans ta tête… avant même que la discussion commence. »