Paroles
Intro
Chorus
Reste à terre — ça t’ira comme un cercueil,
Reste à terre — étouffe-toi sous ton orgueil,
Reste à terre — pleure en boucle sous ta douche,
Reste à terre — garde bien ton maillet et ta couche.
Verse 1
Cache ta lumière, ne la donne à personne,
garde ton feu sous la cendre, qu’il s’éteigne sans résonne.
Reste derrière tes cicatrices, fais-en ton abri,
accroche tes douleurs comme des toiles de pluie.
Si t’aimes bien être un paillasson, tords-toi sous les pas,
laisse le monde t’essuyer, comme si c’était ton choix.
Ne tends pas la main, fais semblant que tu dors,
et quand on t’appelle, réponds : “j’suis déjà mort”.
Build-up
Chorus
Reste à terre — ça t’ira comme un cercueil,
Reste à terre — étouffe-toi sous ton orgueil,
Reste à terre — pleure en boucle sous ta douche,
Reste à terre — garde bien ton maillet et ta couche.
Verse 2
On t’a promis l’avenir en or et en flamme,
tu récoltes des dettes et des miettes infâmes.
On t’a dit : “tu verras, demain tout ira mieux”,
mais demain est venu, et il t’a craché aux yeux.
Les promesses s’effondrent comme du carton mouillé,
les rêves technicolor finissent en papier.
Tu cries “c’est la faute des autres”, mais tu sais au fond,
que c’est toi qui t’enterres dans ton propre plafond.
Bridge
Voilà ton hymne de victoire :
reste à terre… c’est tout c’que t’sais faire.
Verse 3
J’ai craqué ma biscotte, j’me remets pas,
mon monde s’effondre, j’te jure, j’ment pas.
J’vais voir des psys juste pour qu’ils m’arrêtent,
j’suis comme un poisson pêché où il reste que l’arête.
Je sature à la première épreuve,
j’ai un trouble, un papier c’est une preuve !
Tous les jours dans mon œil faut que ça pleuve,
sinon j’ai plus d’excuse, pendant qu’mon esprit s’use.
C’est pas l’cafard, non, c’est une méduse.
Chorus final
Reste à terre — ça t’ira comme un cercueil,
Reste à terre — étouffe-toi sous ton orgueil,
Reste à terre — pleure en boucle sous ta douche,
Reste à terre — garde bien ton maillet et ta couche.
Making-of
Ce morceau est né d’un truc que j’ai vu mille fois — chez des amis, chez des gens, et chez moi aussi : ce moment où l’on “reste à terre”. Pas parce qu’on aime ça, mais parce qu’on est au cœur de la tempête. Et quand on est dedans, on n’entend plus grand-chose.
On donne souvent des conseils “logiques” à ceux qui coulent… et ça ne marche pas. Parce qu’on ne sort pas de là avec un argument. On en sort plutôt par petits gestes, par une activité, par un mouvement qui revient doucement — un truc concret, même minuscule.
Alors j’ai pris le contre-pied : une psychologie inversée. Dire “t’as raison, reste à terre” pour montrer l’absurdité de la posture quand elle devient une habitude, une identité, un refuge. Le but n’est pas d’humilier : c’est de tendre un miroir brutal, au rythme d’une hardtek qui martèle comme une pensée en boucle.