Casophobe

Nature : nom / adjectif (selon contexte)

Définition poétique

Le casophobe refuse qu’on le range dans une case comme on range un dossier. Il sait que les étiquettes soulagent : elles économisent du temps, elles évitent le vide, elles donnent l’illusion de comprendre. Mais il voit aussi ce qu’elles font : elles rapetissent l’humain, elles l’aplatissent, elles le caricaturent.

Le casophobe n’est pas “contre les repères”. Il est contre la paresse qui confond repère et verdict. Il aime les nuances, les contradictions vivantes, les gens qui débordent leur propre description.

Il peut accepter qu’on utilise une caricature comme une première esquisse — un croquis. Mais il déteste qu’on prenne le croquis pour le visage.

Définition courte

Peur ou rejet des “cases” identitaires : tendance à refuser les étiquettes réductrices et les catégorisations caricaturales.

Étymologie

casa (maison / case) + -phobe (crainte, rejet).

Hygiène du mot

  • Ne pas l’utiliser pour mépriser ceux qui ont besoin de repères (les repères sont parfois vitaux).
  • L’utiliser pour nommer une vigilance : le moment où une étiquette devient un raccourci qui remplace la pensée.
  • Ne pas confondre “casophobe” et “anti-catégorisation totale” : on peut classer sans enfermer.
  • Indicateur simple : si le mot sert à comprendre, ok ; s’il sert à clore (“ah donc t’es X”), alerte.

Synonymes poétiques

Étiquetophobe, anti-caricature, nuançologue (ironique), esprit non-réductible

Exemples en contexte

  • “Arrête de me ranger : je suis casophobe.”
  • “Il comprend les archétypes, mais refuse les cases : casophobe assumé.”
  • “On l’a traité de ‘hippie’ ; il a entendu ‘réduction’. Depuis, il est casophobe.”

Haïku

Un mot, une prison —
je glisse entre les barreaux,
casophobe calme.

Remarque (utile)

La casophobie n’est pas une posture “au-dessus des autres”. C’est une fatigue : celle de voir le monde transformé en badges d’appartenance, où l’on parle moins pour chercher vrai que pour rejoindre un clan.

Making-of

Quand j’étais plus jeune, on me collait des étiquettes trop vite. Parfois “hippie”, parfois “il se prend pas la tête”. Ça m’a toujours agacé, parce que je ne me reconnaissais pas dans ces caricatures.

Oui, je pouvais avoir des affinités avec l’idée “on est tous frères et sœurs” — par amour du vivant, par besoin de lien. Mais je détestais qu’on transforme ça en personnage. J’aimais la nuance. J’aimais penser. Et je me prenais souvent beaucoup la tête.

Alors j’ai fini par mettre un mot sur cette résistance : la casophobie — le refus d’être rangé comme un objet, et le refus de réduire les autres à des tiroirs.

Tu m’envoies ta matière.
Je la lis attentivement.

Si je peux t’aider, je te propose un cadre et un tarif adaptés.
Rien n’est engagé avant ton accord.

Même trois lignes suffisent. Ce que tu écris parle déjà pour toi.
Obligatoire : ❌ NON
Obligatoire : ❌ NON
Obligatoire : ❌ NON
Obligatoire : ✅ OUI
Obligatoire : ❌ NON