Mourir, c’est se foutre la paix

Ode stoïcienne en métal folk : une lucidité qui apaise, une braise qui renaît. Un mantra pour cesser de lutter contre soi-même.


Paroles

Intro

Sous la cendre, mon nom.
Sous le linceul, ma paix.

Couplet 1

Je marche sur l’ossuaire des heures,
chaque pas remue les braises.
J’ai cloué mes anciennes peurs
au portail des nuits mauvaises.
Le vent fouille mes cheveux,
comme un fossoyeur patient —
je souris au sépulcre bleu,
la mort m’a fait vivant.

Pré-refrain

Je taille ma route dans la pierre,
je bois la nuit, je saigne la lumière.

Refrain

MOURIR, C’EST SE FOUTRE LA PAIX !
TOUS LES JOURS JE MEURS !
VIVRE M’A FAIT TROP LONGTEMPS PEUR !
Maintenant j’brûle, je mords le cœur du temps.
Des cendres à la flamme,
j’aligne l’âme.

Couplet 2

J’ai vu des rois sous leur linceul
trembler devant le néant,
et des vagabonds, yeux vers le deuil,
rire avec Thanatos, calmement.
Je laisse aux statues leur orgueil,
aux mausolées leurs serments —
ma vérité sent la rouille
et la pluie sur les tourments.

Pré-refrain

Je taille ma route dans la pierre,
je bois la nuit, je saigne la lumière.

Refrain

MOURIR, C’EST SE FOUTRE LA PAIX !
TOUS LES JOURS JE MEURS !
VIVRE M’A FAIT TROP LONGTEMPS PEUR !
Maintenant j’brûle, je mords le cœur du temps.
Des cendres à la flamme,
j’aligne l’âme.

Pont (instrumental, poétique)

Le métal chante et s’ouvre,
comme un tonnerre d’argent.
Les flammes montent, les cordes pleurent,
la terre répond par le sang.
Un cri fend la lumière,
le vent devient guitare,
et la flûte appelle les morts
à danser dans le brouillard.

Break

Cimetière des secondes,
tourne encore.
Sur ma langue : la suie,
dans mes veines : l’aurore.

Refrain final

MOURIR, C’EST SE FOUTRE LA PAIX !
TOUS LES JOURS JE MEURS !
VIVRE M’A FAIT TROP LONGTEMPS PEUR !
Maintenant j’brûle, je veux ! Je veux !
Du bûcher de mes peurs
naît la braise intérieure —
Mourir, c’est me foutre la paix…
et vivre sans rancœur.

Outro

Sous la cendre, mon nom.
Sous la cendre… je renais.


Contexte

Cette chanson est un mantra réconfortant contre l’hyper-contrôle et la fatigue lucide. Elle fait écho au concept du Hyperveille entropique et à son making-of, où l’on explore ce cercle : vouloir aller mieux jusqu’à s’épuiser — puis choisir la paix.

“Comme on oublie de respirer, on oublie de se foutre la paix.”

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