L’écologie du peu

Je n’ai pas besoin d’un ermitage,

juste d’un lieu où les gestes ne s’entrechoquent pas.

Un espace clair, où la lumière circule comme une pensée simple.

Où chaque chose repose à sa place,

non pas pour l’ordre, mais pour la paix qu’il dégage.

Je ne fuis pas les autres,

je fuis le vacarme des intentions confuses.

Je veux bien le monde,

mais pas son bourdonnement incessant.

Je ne rêve pas d’un ailleurs,

je rêve d’une mesure retrouvée :

celle du peu, du juste, du vrai.

Comme une maison de bois sous la pluie,

un tatami qui respire,

et un silence qui n’a plus besoin d’être gagné.

Ce n’est pas la solitude que je cherche,

c’est l’accord.

Entre moi et le monde.

Entre le faire et le calme.

Entre le bruit et l’âme.


🛠️ Making of

Ce fragment, c’est le reflet d’un besoin intérieur : celui d’un espace où la pensée puisse se déposer sans se cogner.

Je ne cherche pas la solitude, je cherche la justesse.

Je l’ai écrit après avoir parlé de mon rapport au calme, de ce que ça représente pour moi d’avoir besoin de silence et d’ordre pour respirer.

Ce n’est pas une fuite du monde, mais une manière de lui répondre sans m’y dissoudre.

C’est un texte sur le vide fertile, celui qui n’est pas manque, mais respiration.


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