Définition poétique :
La sylvanescence est l’instant où la conscience se fond dans la forêt.
Ce n’est pas une métamorphose, mais une écoute.
Un accord secret entre l’humain et le végétal,
où chaque respiration devient sève.
C’est la lumière de komorebi — celle qui passe entre les branches —
mais vécue de l’intérieur, comme si le soleil filtrait aussi à travers nous.
Définition courte :
État d’accord intime avec la forêt, où l’on devient lumière parmi les arbres.
Étymologie :
Du latin silva (forêt) + -escence (processus de devenir, d’émergence).
Exemple en contexte :
“Dans le silence du sous-bois, il sentit la forêt respirer en lui — pure sylvanescence.”
Remarque rabelaisienne :
“Celui qui connaît la sylvanescence n’a plus besoin de temple : il prie debout, les pieds dans la mousse.”
Haïku :
Sous l’ombre en clair-obscur,
la forêt respire en moi —
pure sylvanescence.
Making off
Quand je feuillette des livres d’art, je tombe parfois sur une image — un tableau — et ça me claque à l’âme. Ce jour-là, j’ai vu une œuvre de Bierstadt, cette lumière immense qui traverse les arbres, le calme de la forêt, les verts profonds et les rayons dorés. Je me suis dit : « C’est ça que je ressens parfois ».
Et j’ai lâché le mot sylvanescence.
Parce que ce n’était pas seulement “regarder la forêt”, mais “être la forêt”, ou du moins ressentir à travers elle. Une sorte d’extension de conscience, pas une fuite. Sentez-vous la lumière filtrer, les arbres respirer, la présence douce du monde végétal — et vous, avec.
C’est parti de ça.
Ce mot est né de ce tableau + ce sentiment + ce désir de dire que parfois on n’est plus “à côté”, mais “au milieu”.
Et en plus jsuis FAN de Bob Ross!!
