(n.f.)
Définition poétique :
La réflexence est une forme de maïeutique douce : la capacité d’éveiller une conscience chez l’autre sans l’instruire ni l’écraser, simplement en tenant bon avec douceur, en étant présent avec intégrité.
C’est une lumière tranquille qui ne cherche pas à briller, mais à éclairer celui qui la regarde.
Définition courte :
Art d’éveiller une conscience chez l’autre avec douceur et présence.
Étymologie :
Du latin reflectere (renvoyer en arrière, réfléchir) et du suffixe -ence (qualité, état).
→ “Réflexence” suggère à la fois le reflet et la bienveillance de celui qui renvoie la lumière.
Synonymes poétiques :
Éveil doux Miroitement intérieur Maïeutique silencieuse Présence lucide
Exemple en contexte :
Il ne lui a jamais dit quoi penser. Il l’écoutait, simplement, avec cette réflexence tranquille qui fait naître les vérités sans les imposer.
Remarque rabelaisienne :
Rabelais, c’est le rire qui pense et la bonté qui éclaire.
Chez lui, la sagesse n’est jamais sèche : elle fermente.
La réflexence, il l’aurait pratiquée sans le nommer — en parlant fort, en riant large, en laissant germer la vérité dans le cœur de son interlocuteur plutôt qu’en l’y plantant de force.
C’est l’art de faire grandir les esprits sans les gaver.
De verser du vin dans la cruche, pas de le lui enfoncer.
Haïku :
Miroir sans éclat —
la vérité s’y repose,
sans qu’on la nomme.