Forgé

(n.m. / adj. poétique)

Définition poétique :

Être forgé, c’est avoir traversé le feu sans se dissoudre.

C’est renaître dans la chaleur des épreuves, façonné par ce qu’on a enduré.

Le forgé ne se vante pas de sa solidité : il sait seulement ce qu’il a traversé.

Ses cicatrices ne sont pas des blessures, mais des preuves d’existence.


Définition courte :

Formé par l’épreuve, trempé dans le feu du réel.


Étymologie :

Du latin fabrica — « façonner, forger ».


Haïku :

Le feu m’a parlé,

j’ai pris sa langue brûlante —

mot d’homme forgé.


Remarque rabelaisienne :

Le feu point n’est châtiment, mais artifice du monde.

Ce qui bout au cœur, c’est la cuisine des vivants :

de la douleur naît le goût, et du métal, l’humain.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *