Rendez l’argent

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Couplet 1
J’aime payer des impîts
Pour nourrir Gérard Larcher
Un banquet bien arrosé
La moquette toute neuve
Refaite pour leurs souliers
Moi ça me met en joie
De voir nos sous s’envoler

Refrain A
Vive les dépenses
Vive les festins
Qu’on n’économise jamais
Ça me va trùs bien
Rendez l’argent
Non gardez-le voyons
J’adore financer
Vos distractions

âž»

Couplet 2
Les portiques de SégolÚne
Un milliard pour décorer
Des vaccins par millions
Jamais utilisés
StopCovid oublié
Payé pour exister
Chaque année en plus
Le budget augmenté

Refrain B (popotin)
Rendez l’argent
Rendez l’argent
On serre la ceinture
Vous gonflez sans fin
Rendez l’argent
Rendez l’argent
J’aime me prendre une carotte
Dans le popotin

âž»

Couplet 3
J’aime financer McKinsey
Des PowerPoint à trois zéros
Qu’on range dans un tiroir
Dùs qu’ils ont fini le show
J’aime l’aide au dĂ©veloppement
Ça paye des billets d’avion
Pour couper un ruban rouge
Devant une fausse construction

Refrain A
Vive les dépenses
Vive les festins
Qu’on n’économise jamais
Ça me va trùs bien
Rendez l’argent
Non gardez-le voyons
J’adore financer
Vos distractions

âž»

Couplet 4 — Orwell
1984 version dorée
Des cochons en cravate
Qui disent liberté
Communistes 2.0
Au goût libéral
Ils mangent dans des palais
Pendant qu’on gratte le mĂ©tal

Refrain B (popotin)
Rendez l’argent
Rendez l’argent
On serre la ceinture
Vous gonflez sans fin
Rendez l’argent
Rendez l’argent
J’aime me prendre une carotte
Dans le popotin

âž»

Pont
On me dit d’éteindre la lumiĂšre
De fermer mes robinets
Mais ça brille toute la nuit
Dans vos ministĂšres
Et vos jets privés
Font la pluie en été

Final — Refrain B (popotin)
Rendez l’argent
Rendez l’argent
On serre la ceinture
Vous gonflez sans fin
Rendez l’argent
Rendez l’argent
J’aime me prendre une carotte
Dans le popotin


HaĂŻku :

Billets qui s’envolent,

banquet sous la RĂ©publique —

la honte se tait bien.


“J’aime payer des impĂŽts
 pour nourrir GĂ©rard Larcher.”


Make King roff

Rendez l’argent est une chanson Ă  double lame : Ă  la fois drĂŽle et dĂ©sabusĂ©e.

Chaque couplet dĂ©shabille un pan de la bureaucratie française – les festins parlementaires, les contrats absurdes, la technocratie, la nouvelle aristocratie numĂ©rique – jusqu’à la mĂ©taphore finale : un 1984 dorĂ© oĂč les cochons ont troquĂ© la ferme pour le SĂ©nat.

Le refrain, sciemment populaire, devient cri du peuple et autodĂ©rision : une catharsis rythmĂ©e par l’ironie.

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