Titi dans le minet

Refrain]
Moi j’fais pas de nanani nanana,
J’te tacle sur du goudron, même ta nana.
Moi c’est Titi — j’vais t’le mettre dans l’gros Minet,
C’est pas un style, c’est un dessin animé.

[Couplet 1]
J’vais t’mettre dans le sac comme Dora,
J’te ramène au pays de Mamma.
J’ai baisé Cruella dans un manteau d’Dalmatien,
Elle voulait mon ADN d’magicien.
J’suis Stitch en freestyle, j’viens d’l’espace et j’ai pas d’papiers,
J’lui fais panpan dans la forêt pendant que Bambi regarde choqué.
Appelle-moi Woody, j’la tire en cow-boy —
Même Buzz m’appelle senpaï.

[Refrain]
Moi j’fais pas de nanani nanana,
J’te tacle sur du goudron, même ta nana.
Moi c’est Titi — j’vais t’le mettre dans l’gros Minet,
C’est pas un style, c’est un dessin animé.

[Couplet 2]
J’suis dans ta TV comme Franklin,
Sauf que j’sors du placard avec un goupillon.
J’fume Pocahontas, elle m’a dit “je suis nature”,
Moi j’ai dit “j’suis en biture”.
Scooby-Doo dans ma bedaine, Velma veut voir mon ADN.
J’me cache sous la table comme Oggy,
Sauf que moi j’nique les cafards avec mes molards.

[Refrain]
Moi j’fais pas de nanani nanana,
J’te tacle sur du goudron, même ta nana.
Moi c’est Titi — j’vais t’le mettre dans l’gros Minet,
C’est pas un style, c’est un dessin animé.


🎬 Making-of — “Titi & Winnie”

(deuxième hommage à Jul)

Cette musique, c’est la suite logique de Winnie.

J’avais envie de pousser le délire encore plus loin — plus absurde, plus décomplexé, plus cartoon — et surtout d’assumer complètement le style Jul, mais à ma manière.

Jul, c’est un truc unique :

des images qui pop dans tous les sens, des références qui n’ont aucun lien logique, mais qui créent une vibe.

C’est brut, naïf, sincère — et dans son chaos, ça fonctionne.

Donc j’ai ramené Winnie… mais je me suis dit :

« Et si Titi débarquait dans le son comme un cousin fou de Marseille ? »

Un Titi version bas-fonds du dessin animé :

un Titi qui tacle, qui vanne, qui balance des références à Dora, Stitch, Oggy, Franklin, Buzz, Woody…

le tout avec cette énergie de mec qui n’a peur de rien,

parce qu’il sait que c’est “pas un style, c’est un dessin animé”.

Le duo Winnie/Titi, c’est devenu un running gag :

deux mascottes mignonnes, transformées en personnages de rap marseillais

— claquettes-chaussettes, scooter, insolence, absurdité totale.

C’est surtout un terrain de jeu.

Une façon de rendre hommage à Jul en poussant le curseur du délire vraiment loin,

mais en gardant l’intelligence derrière :

la mécanique des punchlines, la simplicité assumée,

et cette manière de faire rire en trois images.

Voilà comment est né Titi, pote de Winnie,

prêt à foutre le bordel dans tout le parc Disney et Nickelodeon

— version goudron marseillais.