Intro (respirations / écho)
Tes mains glacées… brûlent ma peau…
Ton souffle lourd… s’envole trop haut…
Couplet 1 (parlé, coupé)
Obscurité… pleine de lumière,
La pluie me sèche… le feu m’éclaire.
Ton ombre éclaire… mes yeux fermés,
Ton silence hurle… dans mes pensées.
Refrain (hypnotique)
Douce violence… lente urgence…
Silence qui hurle… calme en transe…
Douce violence… lente urgence…
Silence qui hurle… calme en transe…
Couplet 2 (plus habité)
Ton absence… emplit la pièce,
Ton regard froid… me réchauffe sans cesse.
Je bois la sécheresse… je crie en douceur,
L’éclat des ombres… m’ouvre le cœur.
Refrain – variation
Douce violence… lente urgence…
Silence qui hurle… calme en transe…
Douce violence… lente urgence…
L’amour qui blesse… et qui me pense…
Bridge (parlé, planant, écho)
C’est une paix en colère…
Un adieu qui espère…
Une nuit pleine de jour…
Un dernier baiser lourd…
Outro (fondu / delay)
Tes mains glacées… brûlent ma peau…
Ton souffle lourd… s’envole trop haut…
🎬 Making-of — Silence qui hurle
L’histoire de cette chanson est presque un accident.
Cet été, j’étais… aux toilettes. Littéralement.
Un moment de pause, de flottement, et je me suis amusé à jouer avec des oxymores — comme je l’ai toujours fait sans même m’en rendre compte.
Depuis que je suis gamin, j’ai une fascination bizarre pour les contradictions qui disent plus que les mots simples.
Les silences qui parlent, les ombres lumineuses, les douleurs douces, tout ça… ça m’a toujours traversé.
Je me souviens, jeune, d’avoir entendu à la radio un poète qui maniait les oxymores comme des lames. C’était bouleversant.
À tel point que ça m’est resté dans un coin de la tête comme un souffle oublié.
Cet été, en jouant avec ces tensions poétiques, j’ai voulu écrire un truc un peu oxymorique, juste pour m’amuser. Rien de profond, pas d’histoire, pas de concept.
au lycée, je me décrivais comme un pléonasme oxymorique — je trouvais ça drôle et ça voulait un peu rien dire… mais en réalité, c’était très vrai : j’étais déjà une tension vivante, un trop-plein qui se contredit, qui déborde, qui veut tout sentir trop fort
Et finalement, c’est devenu Silence qui hurle, un trip-hop hypnotique que les gens aiment sans que je sache vraiment pourquoi.
Peut-être parce que l’oxymore, c’est une vérité tordue.
Peut-être parce que cette chanson a été écrite dans un lieu où personne ne se cache plus vraiment.
Voilà.
Une chanson née dans un endroit banal, mais avec une émotion vraie.