Le vivant ne parle pas toujours fort.
Parfois il passe entre deux feuilles, dans une clairière, dans le souffle d’un arbre ou dans une ombre qui fleurit sous la peau.
Ces haïkus sont des invitations à ralentir, à regarder, à écouter ce qui pousse encore.
Sous la même peau,
le sang parle une seule langue —
celle du vivant.
Hors de mon écorce,
le monde entre dans ma peau —
souffle d’exentropie.
Dans le gel, l’arbre
je prends l’hiver sur ma peau —
et je disparais.
Entre les feuilles,
un pas de lumière hésite —
la clairière passe.
L’ombre sous la peau,
éclot sans bruit, parfum dense —
mon obscuressence.
Sous l’ombre en clair-obscur,
la forêt respire en moi —
pure sylvanescence.